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Carnaval de Biarritz

[ Du 2 février au 4 février à Biarritz ]

De nos jours encore, dans certains milieux intellectuels (voire qui se dit intello, il est de bon ton de mépriser le folklore. Il est vrai qu’il se trouve des folklores à éviter, fabriqués de toute pièces à des fins de promotion commerciale et touristique. Mais sous toutes ces latitudes, se maintiennent, bien vivantes, des coutumes ancestrales vécues avec ferveur par les participants. C’est d’autant plus remarquable que nous vivons une époque où seuls comptent la productivité et le rendement. Voilà qui mérite réflexion : Quelle force, quelle énergie mobilise de telles foules pour un exercice aussi futile ? Entre le présent pas toujours drôle, et un avenir incertain, il y a ce rêve éveillé où il est tout à coup possible d’être autre chose que ce que nous sommes... Rupture de la monotonie quotidienne, compensation aux contraintes de la vie sociale, la fête contribue à l’équilibre et à la santé mentale.

Toutes les civilisations ont leurs fêtes. Religieuses ou profanes, familiales ou publiques, la plupart visent, en fait, à intégrer l’individu au groupe social, à renforcer la cohésion du clan. Le carnaval est une fête d’exception... Elle dérape dans le sarcasme, dans la dérision de l’ordre établi. Le carnaval tourne en ridicules l’autorité du pouvoir. Il brave les interdits et la morale. Pied-de-nez aux pisses-vinaigre et aux puritains de tous bords, il ouvre la vanne au libertinage, aux fantasmes, aux désirs refoulés. Par convention, pour quelques jours, l’ordre social est aboli. Les aristocrates s’encanaillent. Le manant se déguise en roi et les servantes jouent les duchesses. Demain tout rentrera dans l’ordre...

Le mardi gras est la veille du « mercredi des cendres » qui ouvre la période de jeûne et d’abstinence chrétien quarante-sept jours avant Pâques. Quant au mot Carnaval, il est probable qu’il dérive de l’italien carne vale : « adieu à la viande », en référence à l’interdit de la viande durant carême. Mais la viande n’était pas le seul fruit défendu. Les « plaisirs de la chair » doivent être compris au sens large. La prohibition concernait le dessous de la ceinture autant que l’estomac. On peut donc imaginer qu’à la veille de six semaines de mortification et d’abstinence, nos ancêtres étaient tentés de mettre à profit les derniers « jours gras » pour prendre un large acompte sur les plaisirs de ce bas monde. La perspective des privations imposées explique la grivoiserie et la licence des mœurs autant que la mangeaille et les beuveries rituelles.

L’éveil de la nature au printemps à toujours émerveillé et émerveille encore aujourd’hui. En des temps où les techniques agricoles rudimentaires mettaient la survie même à la merci du moindre aléa climatique, la notion de sacré était liée aux forces de la nature que l’homme tentait de comprendre et de se concilier. L’hiver était une période redoutable, période sombre, d’inaction, liées à la mort et où il fallait survivre sur de maigres réserves. Hommes sauvages, cornus, incarnaient les puissances associées à l’hiver. On faisait la fête pour réveiller le temps. On se grimait le visage à la suie ou au charbon de bois. On se déguisait de toiles de sac, de haillons, de peaux de bêtes ou de feuillages. Les masques étaient de toile, de bois, de métal ou d’écorce. Les cloches et les sonnailles étaient empruntées aux troupeaux. Les coiffes étaient affublées de branches, de cornes. Pour inciter au renouveau du jour, les danseurs de décoraient de fleurs, de fruits, de rubans volants a tous vents. Ils se chargeaient de grelots, de miroirs. Parallèlement les groupes de danseurs, musiciens et les groupes de sauvages, sonneurs, vieux s’organisaient en une fête somme toute sans règle apparente mêlant musique et vacarme mais aussi ordre et désordre, beau et laid. Les feuillus faisaient danser les arbres, les tintamarres envahissaient tous les coins et recoins, et les danseurs faisaient chanter le bois de leurs bâtons. Le carnaval faisait danser l’ours de retour de son hibernation. Le carnaval est d’abord la fête du printemps qui revient. Et sur le carnaval se sont reportés de vieux cultes et croyances païennes.

Evoluant entre tradition et innovation, chaque carnaval s’est inventé un style et une ambiance particulière. Solennelle ou burlesque, martiale ou féérique, élégante ou paillarde, la fête prend mille visages. Liturgies grandioses, défilés, parades, cavalcades, mascarades, beuverie ou farandoles joyeuses, l’important est que le carnaval conserve son caractère provocateur, contestataire, anticonformiste qui est sa caractéristique essentielle.

La compagnie Maritzuli propose de relever le défi d’un travail original pour un carnaval spécifique original et dynamique (travail projeté sur plusieurs années). Porteur du projet la Compagnie Maritzuli, propose un partenariat et regroupe les diverses de structures de la ville de Biarritz :
-   Les services culturels de la Ville.
-   Biarritz Culture.
-   Biarritz évènement.
-   Biarritz tourisme.
-   Le service de la Langue Basque de la ville.

La Compagnie Maritzuli engage le pari pour la première fois d’associer à elle, les trois groupes historiques de danse basque de la ville :
-   Les Ballets basques Oldarra.
-   Le groupes Pinpirinak
-   La compagnie Maritzuli.
-   Le groupe Amalabak eta seme.

Elle s’engage aussi de copiloter ce projet avec un groupement de diverses associations :
-   Le théâtre du Versant de Biarritz.
-   La TTipitto banda.
-   Les amis du Parc Mazon.
-   Denekin.
-   Esprit St Charles.
-   Milady plage.
-   Arroka.

Deux fêtes parallèles pour Biarritz Depuis plusieurs années, on peut voir déambuler au moment de la Saint Martin (11 novembre), La San Martin Ezpata Dantza offerte chaque année par La Compagnie Maritzuli Konpainia. Les quelques 100 danseurs et musiciens y font sonner leurs poignards et épées. Il faut noter que cette fête se positionne à une date dont le symbole est l’entrée en hibernation de l’ours personnage de haute importance dans les croyances anciennes.

En parallèle à cette fête, nous proposons en 2018 de célébrer le Carnaval dans la ville. Pour cela les dates choisies sont les 2 et 3 février. Pendant ces deux jours, danseurs, musiciens et personnages, célèbreront dans la danse, le tintamarre, le retour de l’ours qui sort de son hibernation symbolique le jour de la saint Blaise le 3 février. Lors de ces fêtes le bois des bâtons des danseurs sonnera...

Des personnages particuliers pour Biarritz - tous masqués !... Dans l’idée de donner à la ville son carnaval, original et avec ses particularités, les groupes de danse et les associations partie prenantes assureront le cœur de cette fête. Ainsi lors des deux mascarades qui s’élanceront dans les rues de la ville seront composés de personnages particuliers spécialement créés pour Biarritz à partir de certains symboles autour des thèmes des carnavals et mascarades, mais aussi autour de Saint Blaise, puisque cette fête se déroulera autour du 3 février chaque année.

Une compagnie de sonneurs (pour la mascarade du vendredi 2 février) Afin d’éviter les « copier-coller » qui ont fait la renommer des joaldunak d’Iturren et Zubieta, à tel point que le public ne sait même plus d’où sont issus ces personnages, nous avons donc choisi de ne reproduire quasi aucun d’entre eux lors du carnaval de Biarritz. Le cortège sera donc composé d’une compagnie de sonneurs particuliers à Biarritz. Ils ont été conçus à partir des divers symboles du carnaval et des fêtes qui s’y rattachent.

Une compagnie de Andere xuri (pour la mascarade du vendredi 2 février) Ces personnages déambuleront dans les rues de Biarritz, habillés de leurs costumes blancs très particuliers dans l’idée des dames blanches qui apparaissent souvent la nuit dans les croyances anciennes. Sur cette image d’un personnage blanc qui illumine la nuit, 12 Andere Xuri éclaireront avec les attributs symboliques de St Blaise la première mascarade nocturne de Biarritz. Deux Compagnie de Makil Dantzariak (pour la mascarade du vendredi 2 février) Deux groupes de danseurs de bâtons, animeront ces mascarades. Ce sont les Ezpata Dantzariak de la San Martin Ezpata Dantza qui présenteront une série de danse de bâtons spécialement créées pour cette fête. Ces groupes de danseurs qui ont favorisés le 11 novembre l’entrée de l’ours en hibernation seront présents donc à ses côtés pour sa sortie lors de la mascarade du 2 février.

Une compagnie de Zitzilak- danseurs (pour la mascarade du dimanche 4 février) Ce sont des zirtzilak, danseurs qui accompagneront le défilé, avec une autre danse de bâton. Il faut savoir que les principales danses de carnaval sont des danses de bâtons et d’outres. Le bois, le végétal doit sonner à cette période, il doit être réveillé et sorti de sa léthargie.

Une compagnie de Zirtzilak (faiseurs de bruit) (pour la mascarade du dimanche 4 février) Le vacarme et le tintamarre étant un des principes de ces fêtes. 12 zirtzilak aux costumes très particuliers et créés spécialement pour Biarritz seront de tous les vacarmes, pour sortir la Ville de son sommeil hivernal.

Une compagnie de vieux (pour la mascarade du dimanche 4 février) Comme partout en Europe les vieux et les couples de vieux sont très présents dans les mascarades. Symbole de la vieille année qui s’est terminée, leur présence est indispensable lors ce temps de passage.

Une compagnie des mariés (pour la mascarade du dimanche 4 février) Dans l’idée du travestissement et de l’inversion, il est demandé au public qui voudrait se joindre à la mascarade du samedi 3 février, d’intégrer cette compagnie. A partir du système d’inversion :
-   Les rôles de mariées seront tenus par les hommes.
-   Les rôles des mariés seront tenus par les femmes. A l’issue de la Mascarade il y aura un concours de mollet entre les couples de jeunes mariés.

Une compagnie d’hommes sauvages (pour la mascarade du dimanche 4 février) Pour encore donner une place au public, il sera aussi possible d’intégrer cette mascarade en « sauvage ». Les hommes sauvages - basa jaunak sont souvent couverts :
-   De peaux d’animaux.
-   De sacs de toiles de jute.
-   De végétaux de toutes sortes.
-   De cornes d’animaux de toutes tailles et formes. Tous ces personnages ont des masques grimaçants ou de toiles. Aucunes parties du corps humain ne doit paraitre. Ce personnage doit être de la relation symbole du sauvage de l’animal et de la nature.

Oilhasko Jokoak - une danse pour le Carnaval de Biarritz (pour la mascarade du dimanche 4 février) Une dizaine de couples de danseurs interpréteront le Samedi une oilhasko jokoak, danse qui permettait d’élire entre eux le couple qui dirigera la jeunesse. Après des travaux de recherches c’est à partir d’un système de danse élection que la Compagnie Maritzuli à créé cette nouvelle pièce. Elle fera partie intégrante de la fête de carnaval le samedi.

Programme 2018. (Le programme est en cours de réalisation).

Vendredi 2 février :
-   18 heures 30 : Départ - Mairie de Biarritz - Hall d’accueil. Sortie de l’ours et de la mascarade nocturne. Mascarade dans les rues de Biarritz.

-   20 heures : Place Saubradiel - place des halles. (Repli à Plaza Berri en cas de pluie). Arrivée de la Mascarade. Vin chaud - animations - makil dantzariak.

Dimanche 4 février :
-   11 heures : (départ du square ixelles) Départ de la mascarade diurne. Mascarade dans les rues de Biarritz.

-   12h heures : Place Saubradiel - place des halles. Arrivée de la Mascarade. Makil dantzariak eta Oilhasko jokoak. Concours de mollets. Vin chaud - animations - bal

18h : départ de la Mairie vers la place Clemenceau, rue Mazagran, Ste Eugénie, retour Mazagran, rue Gambetta, Halles, place Sobradiel. 18h Centre ville

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- La ville de Biarritz
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